Visite Street Art - Ville de Schiltigheim

Point de départ de la visite : Les Halles du Scilt
(15b Rue Principale, 67300 Schiltigheim)

Pour débuter cette visite à Schiltigheim, nous vous donnons rendez-vous devant les Halles du Scilt. Ouvert en novembre 2017, Les Halles du Scilt abrite un marché couvert mais s’est également construit comme un lieu d’échange et de découverte, qui accueille par ailleurs, sur la mezzanine, un espace d’exposition, de manifestations événementielles ou culturelles.

Schiltigheim est également une ville qui a reçu dans ses rues de nombreux graffeurs et street artistes, notamment grâce à ses nombreux lieux en friche comme la brasserie Fischer.

Au cours de cette visite, vous pourrez découvrir différents types d’oeuvres, différents styles mais également différents supports :
- des oeuvres très récentes réalisées dans le cadre de la programmation hors les murs du festival COLORS - Contemporary Urban Art Festival sur des coffrets électriques mis à disposition par le mécène de l’événement, Socomec

- des oeuvres réalisées dans le cadre d’ateliers ou d’appels à projets
- des oeuvres issues de la culture vandal (tags, flops, collages)

Parmi les artistes représentés sur ce parcours, on retrouve des locaux, mais également trois internationaux : deux suisses et un portugais.

 

1ère oeuvre :
Halles du Scilt (mur extérieur)

Artiste : Bustart (Bâle/Suisse)

Mur réalisé dans le cadre de la première édition du COLORS - Contemporary Urban Art Festival powered by Socomec.

BustArt
En 1999, Bustart a commencé sa carrière avec Graffiti classique. Jusqu’en 2005, il s’est profondément impliqué dans l’ensemble des graffitis et a atteint un nouveau niveau d’identification avec les différentes facettes de la sous-culture. En plus des œuvres classiques de Graffiti, il a commencé à combiner des lettres avec des personnages de dessins animés, menant son art à des œuvres plus figuratives, autocollants, pochoirs et affiches lors de ses voyages à travers l’Europe.

Bustart a adopté une nouvelle gamme de techniques et de compétences qui aident à faire de nouveaux motifs, des déclarations et des expériences de street art. Communiquer avec les gens à travers le street art est devenu une mission. Une mission pour surprendre les passants, les encourager à penser et à partager l’amour de l’espace urbain coloré. Voyager et voir le monde était une autre motivation pour Bustart. New York, Berlin, Mumbai, Londres, Paris, Dubaï, Le Caire, Marseille, Amsterdam et bien d’autres.

Pour continuer cette visite, prenez à gauche sur la rue principale et au croisement, tournez à droite pour remonter la rue des pompiers.

2e oeuvre :
1-3 rue des pompiers (mur devant l’entrée du parking)
Le beau dans la ville par Virginie Bergeret

Mur réalisé par Virginie Bergeret avec les enfants et les jeunes du projet "Le Beau dans la ville" en juillet 2019 à Schiltigheim.

Temps fort de l’été 2019, avec Virginie Bergeret, artiste et illustratrice, à l’occasion du “Beau dans la ville”, les enfants et les jeunes ont pris leurs pinceaux et rouleaux pour réaliser des ponctuations picturales dans les trois quartiers de la ville. Ensemble, ils ont semé des couleurs, révéler la beauté et laisser notre empreinte dans l’espace public !

Dans les trois quartiers, le projet fait référence aux trois thèmes marquants pour les enfants et les jeunes : la famille et l’amitié au Marais, la question de l’environnement au Centre-ville et la solidarité et la multiculturalité aux Ecrivains.

On y trouve pour chacune de ponctuations des éléments graphiques et symboliques récurrents : les oiseaux, symbole de liberté et d’évasion ; les mains, la solidarité et l’entraide ; les éléments naturels, montagnes, arbres, fleurs et feuilles pour inviter à respecter l’environnement ; les yeux, pour garder un regard ouvert et curieux sur le monde ; les étoiles, éléments nocturnes, symbole de rêve et d’espoir ; l’arc-en-ciel , synonyme de joie mais aussi de diversité culturelle ; une footballeuse, pour valoriser le sport et l’égalité des genres ; le cairn, suivre le bon chemin, faire partie d’un ensemble ; un volcan tel une explosion de joie…

Virginie Bergeret
Née à Pau en 1987, Virgine a étudié aux Beaux Arts d’Angoulême puis aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Depuis 2011, sa pratique de l’illustration varie entre albums jeunesses, carnets de croquis et expositions de peinture. En parallèle, elle partage son désir de créer avec différents publics dans les écoles, les associations et les médiathèques à Strasbourg et ailleurs.

Pour continuer cette visite, continuez sur la rue des pompiers.

3e oeuvre :
5 Rue des Pompiers - parking de l’école Exen
La Joie prolonge la vie par Daniel Zeltner (Bâle/Suisse)


Coffret réalisé dans le cadre de la première édition du COLORS - Contemporary Urban Art Festival powered by Socomec.

Daniel Zeltner
Daniel Zeltner et son marqueur noir font une excellente combinaison. Avec des lignes rugueuses et un langage visuel fort, il retranscrit des moments amusants de la vie quotidienne.
Les œuvres de Daniel Zeltner peuvent être divisées en deux styles différents. Ses œuvres sur papier sont rudimentaires, ses œuvres sur toile et dans les rues sont colorées et animées. Daniel Zeltner vit et travaille à Bâle (Suisse). Il a commencé à dessiner et à peindre en 2008.
Les oeuvres sur papier de Daniel Zeltner peuvent être vus comme des esquisses de son environnement dans la vie quotidienne. Il choisit toujours un moment ou une situation pour créer un sujet ou un animal. Principalement en noir et blanc, parfois avec des couleurs Fluo.
Zeltner a développé une bonne capacité à tracer des lignes horizontales et verticales fortes pour créer une image forte avec uniquement un marqueur noir. Son style s'est fortement développé ces deux dernières années. D'abord ses œuvres étaient plus basiques, maintenant elles contiennent plus de détails, de profondeur et d'humour.
En collaboration avec Fiona Bowditch (Londres, Royaume-Uni), Zeltner a renforcé ses dessins avec des citations.
Les œuvres que Zeltner crée sur toile et dans les rues diffèrent de ses œuvres sur papier avec des compétences plus picturales dans son travail et sa grande utilisation des couleurs.

Pour continuer cette visite, traversez le parking en direction de la route de Bischwiller.

4e oeuvre :
Rue des Pompiers - parking de l’école Exen
One way to Origo par THE EMPTY BELLY (Lisbonne/Portugal)

 

Coffret réalisé dans le cadre de la première édition du COLORS - Contemporary Urban Art Festival powered by Socomec.

Tiago Francez
Né en 1990, Tiago Francez est un artiste originaire de Lisbonne, au Portugal. Il a passé la dernière décennie à travailler entre Paris, Mulhouse, Londres, et Lisbonne. Il est également un néo-muraliste prolifique depuis 2012. Cela fait 7 ans qu’il explore, point par point, le mystère de la vie. Une seule cellule devenant multiple, pour (re)devenir une entité dans un monde multiple. Ses œuvres questionnent, bouleversent et émeuvent le spectateur. Avec « Achille », sa première exposition personnelle, Tiago Francez, alias The Empty Belly, propose une réflexion fondamentale basée sur le récit de ce héro de la mythologie grecque. Dans l’Antiquité, la civilisation Grecque a été l’une des premières à s’interroger sur la condition humaine. De cette pensée est né le célèbre récit d’Achille, l’exemple typique de la manifestation paradoxale de la faiblesse et de la force chez l’homme. Achille est à la fois une représentation du pouvoir illimité et indestructible de l’homme, son ego inhérent, sa fragilité et, finalement, ses défauts humains omniprésentes. Curieusement, le nom Achille est défini par deux mots: áchos — signifiant chagrin; et laos — des personnes ou une nation. Achille est à la fois un homme singulier dans son chagrin et son héroïsme; il est également un élément de pouvoir immense, et tous les points d’une fusion.

Pour continuer cette visite, prenez à gauche au croisement sur la route de Bischwiller, traversez la rue et continuez jusqu’au croisement avec la rue St Charles.

5e oeuvre :
Angle Route de Bischwiller et Route St Charles
Jaune flottant par Capitaine Bowie (Strasbourg/France)

Coffret réalisé dans le cadre de la première édition du COLORS - Contemporary Urban Art Festival powered by Socomec

Capitaine Bowie
« Depuis Juin 2016, avec un diplôme en communication visuelle en poche, nous continuons de créer sous le nom de Capitaine Bowie. Nous car nous sommes deux, deux cerveaux pour une image… Capitaine Bowie aime expérimenter, mêler les médiums, créer, découvrir… Nous avons l’envie d’embellir ce qui nous entoure, de créer des choses qui circulent, d’imaginer des images pour des mots, d’élaborer des liens entre l’objet et l’individu. A l’heure du digital, l’objet imprimé reste ce qui nous émeut et nous passionne. Dans ce monde où rien n’est palpable, la matière est ce qui nous touche. Nous ne prétendons pas vouloir nous restreindre à la création imprimée, mais désirons la perpétuer. Entre bichromie et noir et blanc, entre trames et aplats, ou entre matières et vectoriel, Capitaine Bowie tente de trouver un équilibre graphique s’inscrivant dans le milieu contemporain qui l’entoure… »

À noter : on peut retrouver une autre oeuvre réalisée par le duo Capitaine Bowie sur un conteneur à verre nomé Variation. un peu plus bas dans Schiltigheim

Pour continuer cette visite, traversez la route de Bischwiller en direction de la place de la mairie et continuez tout droit sur la rue de la mairie jusqu’au croisement avec le square du Château. Traversez la rue en direction du magasin Chaussures Steinmetz

Pour continuer cette visite, traversez la route de Bischwiller en direction de la place de la mairie et continuez tout droit sur la rue de la mairie jusqu’au croisement avec le square du Château. Traversez la rue en direction du magasin Chaussures Steinmetz.

6e oeuvre :
Chaussure Steinmetz - 2 Square du Château
Tigresse folle par Blondin91 - Mulhouse (France)

Coffret réalisé dans le cadre de la première édition du COLORS - Contemporary Urban Art Festival powered by Socomec.

Blondin91
Né en 1991, Romain découvre le graffiti au collège. D’un passe temps d’adolescent, cette pratique deviendra vite une passion dévorante et obsessionnelle. Attiré par l’univers ferroviaire, ses supports préférés sont les trains de marchandises, ces grosses carcasses métalliques qui voyagent dans toute l’Europe et ne sont effacés que par le temps et les intempéries. En parallèle, Romain commence en 2010 à peindre sur toile et à réaliser des peintures sur commande chez des particuliers et professionnels. Il pratique un graffiti spontané, authentique, basé sur des lettrage dansant et agrémentés de personnages souvent rigolos.

Pour continuer cette visite, reprenez la rue de la mairie en sens inverse jusqu’au croisement avec la route de Bischwiller, puis tournez à gauche.

7e oeuvre :
96 Route de Bischwiller
Graffiti par SAFER (Strasbourg/France)

Graffiti vandal réalisé par SAFER, un graffeur inconnu du grand public mais très prolifique à Strasbourg. L’un des buts premiers du graffiti et du tag vandal est d’avoir son blaze le plus visible possible. Celui-ci a été réalisé en hauteur pour capter l’oeil.

Pour continuer cette visite, longez la route de Bischwiller.

8e oeuvre :
50 Route de Bischwiller
Schillige par Félix Apaiz Wysocki (Strasbourg/France)

Il y a quelques temps, l’agence Nexity faisait le tour d’une friche qu’ils allaient démolir pour construire leur projet de résidence Quartz. En découvrant cet ancien bâtiment de Télécom à l’entrée de Schiltigheim, laissé à l’abandon depuis huit ans, ils y ont découvert des tags, mais aussi des graffitis, de belles pièces artistiques, recouvrant d’énormes pans de murs. Le galleriste Bertrand Gillig a été chargé de retrouver ces artistes. Celui qui a répondu présent, c’est Félix. D’un graffiti sur un mur de cet ancien bâtiment est né une collaboration intéressante.

Schillige est un projet réalisé dans le cadre du dispositif Signature lancé par l’Eurométropole de Strasbourg en partenariat avec la société immobilière française Nexity. Ce projet comprend la réalisation d’un court métrage intitulé “Schillige” et la création de sept peintures murales installées dans l’espace publique sur le site du Quartz à Schiltigheim, Alsace, France. Un cartel avec un QR Code accompagne chacune des oeuvres murales et permet ainsi de faire le lien entre les images du film et les peintures.

Felix Wysocki Apaiz

Félix Wysocki Apaiz, artiste pluridisciplinaire bercé par le graffiti, jongle d’un outil à un autre, d’une forme d’expression à une autre (gravure, peinture murale, vidéo, dessin, installation) en fonction des thématiques qu’il aborde.

Sa démarche est avant tout axée sur les rapports humains, à la frontière du réel et de la fiction. Entre observation et participation, il intervient avec des groupes sociaux souvent minoritaires, en marge ou isolés de notre société.

Depuis plusieurs années Félix développe une méthodologie singulière. Celle-ci consiste en premier lieu à suivre et à filmer les personnes qu’il rencontre au quotidien pour recueillir un maximum d’informations. Puis, à partir de cette banque d’informations, il extrait une iconographie bien précise, qu’il va ensuite manipuler dans un rapport physique et sensoriel afin d’apporter un autre sens, une nouvelle portée et ce, en fonction du lieu et du médium choisi.

Pour continuer cette visite, traversez la route.

9e oeuvre :
Juste en face du 50 route de Bischwiller
Williann (Strasbourg/France)

Coffret réalisé dans le cadre de la première édition du COLORS - Contemporary Urban Art Festival powered by Socomec.

Williann
A la fois rétro et moderne, le style de Williann est reconnaissable au premier coup d’œil. Ce monde peuplé de personnages principalement féminins, au caractère bien trempé, s’inspire des pin-ups des années 50, et des premiers dessins animés en noir et blanc. On retrouve ses illustrations partout : sur les murs, dans la rue, des couvertures de magazines, des cartes à jouer, des t-shirts… L’artiste se veut touche à tout en expérimentants d’autres médiums tels que la peinture, le papier collé et découpé, ou encore les figurines articulées…

Pour continuer cette visite, longez la route de Bischwiller, toujours en direction de la place de Haguenau.

10e oeuvre :
7 Route de Bischwiller
Mais à qui sont ces noms ? par JOC et Elie Mora (France)

Mur réalisé par Elie Mora & Joc, deux artistes de la Graffiterie, un collectif de peinture de rue dont l’objet est de mettre en pratique l’appropriation de la ville par ses habitant.e.s, valoriser l’usage de l’espace public comme lieu de rencontre  et sensibiliser à la pratique de la peinture de rue.

Joc

Peintre, dessinateur et animateur de la Graffiterie, son travail plastique est réalisé le plus souvent dans la rue, et de préférence avec ceux qui y habitent. Son style évolue dans un univers fort en contraste et en personnages déformés.

Des corps en noir et blanc, déséquilibrés, impossibles. Des ombres funambules qui témoignent de la silhouette qui les a peintes, en équilibre sur les hauteurs ou dans le creux d’un bas-fond. Composer dans l’espace urbain en tant que surface plastique ; prendre comme matière le plâtre, la brique, la rouille, une ancienne évacuation ou un tuyau qui sort du mur, sous un rebord de fenêtre. Le regard voit l’image apparaitre, l’oreille écoute le bâtiment parler, le corps peint.

Composer dans l’espace urbain en tant que territoire. S’arrêter dans un quartier, s’y promener, y installer des totems. Mettre sa force dans un mur en parpaing pour en imprégner la surface, lécher un métal lisse avec la pointe d’un pinceau, escalader l’infranchissable pour un geste gratuit. Habiter la ville qui nous appartient, la montrer comme une forme malléable, organique ; composée de nous. Court-circuiter l’organisation économique des espaces habités, les plans locaux d’urbanismes, la concertation.

Élie Mora
Animaux étranges pleins d’humanité, figures humaines fragiles et empreintes d’animalité, les corps morcelés d’Élie Mora s’entremêlent dans des assemblages de dessins naïfs, d’aplats de couleurs et de collage. Entre abstraction et figuration, les textures et les matières se superposent, se recouvrent, rentrent en conflits, pour finalement s’associer. Ses figures intérieures se frayent un chemin entre les couleurs, apportant avec elles leurs résonances poétiques.

Aparté :
Le long de la brasserie Fischer, actuellement en travaux, il est possible d'apercevoir à travers les palissades de nombreux graffitis et tags. Ils ont été réalisés de manière “vandal”.

Pour continuer cette visite, longez toujours la route de Bischwiller jusqu’au premier pont situé place de Haguenau.

11e oeuvre :
Place de Haguenau (colonnes sous le pont)
Le monde à l’envers par JOC & Elie Mora

Peinture réalisée par JOC & Elie Mora.
Voir bio de la 10e oeuvre.

A savoir

 Si vous voulez continuer, deux autres coffrets électriques ont été réalisés un peu plus loin, dans le cadre du COLORS - Contemporary Urban Art Festival powered by Socomec :

99 rte du général de Gaulle // Celine Clement - Strasbourg (France)

Céline Clément est un petit atelier d’illustration et de sérigraphie artisanale installé à Strasbourg. La passion des images, des couleurs et des matières, le travail bien fait et une bonne dose de bonne humeur sont les maîtres mots de l’atelier. Illustrations pas piquées de hannetons, impressions artisanales derrière un buisson.

2 rue de Cronenbourg // Delphine Harrer - Strasbourg (France)

Illustratrice en free-lance, diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg en 1992. Professeur d’Arts Appliqués de 1993 à 2010 à LISAA ( L’Institut Supérieur des Arts Appliqués) Strasbourg. Elle réalise depuis plus de 20 ans des illustrations pour la pub, l’édition, la communication, événementiel, le culturel. En parallèle elle expose son travail personnel dans divers lieux.

Texte : Emilie Jade Vauban